Unia dépose une plainte contre les plaques d’immatriculation fascistes

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Le Centre pour l’égalité des chances Unia souhaite un meilleur contrôle de la part de la DIV pour éviter les messages illégaux sur les plaques d’immatriculation. 

Les plaques d’immatriculation personnalisées, qui coûtent 1 000 euros, ne peuvent pas non plus être utilisées pour faire passer n’importe quoi comme message. Le service d’immatriculation des véhicules (DIV) dispose d’une « liste noire » des combinaisons qui ne sont pas autorisés. En règle générale, il s’agit de slogans discriminatoires, racistes, xénophobes ou fascistes. Mais apparemment, ce système n’est pas infaillible.

« Parfois, une combinaison chiffre-lettre qui semble innocente à première vue dissimule un message non autorisé », rapporte Unia. A titre d’exemple, on peut citer les plaques d’immatriculation avec “HH-88” et “1-RAS-88” qui sont déjà en circulation. La première serait une référence à Heil Hitler, où le H est aussi la huitième lettre de notre alphabet. Cette combinaison est apparemment souvent utilisée dans certains milieux extrémistes comme un hommage au Führer.

Le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo) s’est dit choqué par cette histoire et a promis un meilleur contrôle de la DIV sur ces combinaisons problématiques, « car qu’ils soient intentionnels ou non, les messages à caractère raciste ou xénophobe ne peuvent être apposés sur nos plaques d’immatriculation. » Une plaque d’immatriculation délivrée ne pouvant plus être retirée par la DIV, le ministre indique que « les services prendront les mesures nécessaires pour parvenir à un accord amiable avec les propriétaires des plaques d’immatriculation concernées. »

Initiales interdites

 

L’idée d’interdire les messages non autorisés sur les plaques d’immatriculation est, bien entendu, louable. Toutefois, cela signifie que nous nous trouvons parfois dans la zone grise. Par exemple, une personne portant la plaque d’immatriculation “SS” a été accusée de sympathies nazies, mais il s’est avéré qu’il s’agissait des initiales, par exemple Serge Saelens de l’homme en question, sans qu’il y ait eu malveillance.

Il en va de même pour le “666“, le signe du diable qui ne sera certainement pas apprécié dans les milieux catholiques sur la plaque d’immatriculation d’une voiture sur la voie publique. La question est donc la suivante : où s’arrête le politiquement correct et où commence une nouvelle forme de discrimination ou de censure ?

Source:gocar.be