Boris Dilliès devient ministre‑président après 600 jours de blocage
Après plus de 600 jours de blocage politique, la Région de Bruxelles-Capitale a enfin réussi à former un nouveau gouvernement régional. Cette paralysie institutionnelle, la plus longue de l’histoire récente de la région, était le résultat de négociations complexes entre partis francophones et néerlandophones. Les élections régionales, qui se sont tenues le 9 juin 2024, n’avaient pas permis de dégager une majorité claire, plongeant la capitale dans une situation politique inédite où les décisions importantes étaient régulièrement retardées. La nécessité d’un accord s’est imposée pour rétablir le fonctionnement normal des institutions régionales et répondre aux besoins des citoyens.
Le bourgmestre d’Uccle, Boris Dilliès, membre du Mouvement Réformateur (MR), a été nommé ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale. Cette nomination marque le retour des libéraux à la tête de l’exécutif régional après plusieurs années passées dans l’opposition. Boris Dilliès, élu bourgmestre d’Uccle en 2017, possède une solide expérience politique à la fois locale et régionale, ayant exercé précédemment comme député bruxellois. Sa désignation comme ministre-président intervient dans le cadre d’un accord complexe réunissant sept partis de la capitale, représentant à la fois la communauté francophone et la communauté néerlandophone.
La coalition formée rassemble du côté francophone le Mouvement Réformateur (MR), le Parti Socialiste (PS) et Les Engagés, tandis que du côté néerlandophone, on retrouve Groen, Anders, Vooruit et CD&V. Cet ensemble de partis a dû trouver un terrain d’entente sur un programme politique commun couvrant des sujets essentiels pour la ville. L’accord met fin à plus de 613 jours de blocage politique et permet d’envisager une gouvernance plus stable pour Bruxelles. Il illustre également la complexité du système politique bruxellois, où les équilibres communautaires sont fondamentaux pour la formation d’une majorité gouvernementale.
L’accord prévoit des mesures clés dans plusieurs domaines. Sur le plan budgétaire, la coalition s’engage à maintenir un équilibre financier, tout en investissant dans des projets structurants pour la région. La mobilité est également une priorité, avec des projets visant à réduire les embouteillages et améliorer les transports en commun. La sécurité et la propreté font partie des engagements, répondant aux préoccupations quotidiennes des habitants. La question de la politique linguistique est également centrale, avec un renforcement du bilinguisme dans l’administration régionale et la garantie d’un accès équitable aux services publics pour tous les citoyens.
Chaque parti membre de la coalition se voit attribuer des compétences spécifiques au sein du gouvernement, permettant un partage équilibré des portefeuilles ministériels. Cette répartition doit garantir la cohésion de la majorité et la mise en œuvre effective du programme commun. L’accord reflète un compromis entre les différentes sensibilités politiques et communautaires, avec l’objectif de restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions régionales.
En résumé, l’accord conclu à Bruxelles met fin à une crise politique historique et installe Boris Dilliès comme nouveau ministre-président. La coalition de sept partis promet de travailler sur des dossiers prioritaires tels que la mobilité, la sécurité, la propreté et le bilinguisme, tout en maintenant la stabilité budgétaire de la région. Cet accord marque un tournant pour la capitale belge et ouvre la voie à une gouvernance plus efficace et collaborative.
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