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La Tour japonaise : le palais secret de Léopold II qui transporte Bruxelles… jusqu’au Japon !

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Au nord de Bruxelles, dissimulée dans le domaine royal de Laeken, la Tour japonaise semble sortie d’un rêve impérial. Avec ses façades rouge vermillon, ses ornements dorés et ses galeries délicatement sculptées, elle intrigue tous ceux qui l’aperçoivent. Ce monument spectaculaire n’est pas un décor de cinéma ni un pavillon d’exposition temporaire : c’est un véritable témoignage historique né de la passion d’un roi pour l’Orient.

Au début du XXᵉ siècle, Léopold II découvre à Paris une reproduction de pagode japonaise qui le fascine immédiatement. Visionnaire et amateur d’architecture grandiose, il décide d’en faire construire une version permanente à Bruxelles afin d’impressionner les dignitaires étrangers et d’affirmer le prestige international de la Belgique. Le résultat est stupéfiant : une tour de style nippon authentique, réalisée avec des matériaux précieux et des techniques inspirées de l’artisanat asiatique.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent, la Tour japonaise n’a jamais été habitée. Elle fut pensée comme un pavillon d’apparat, un symbole diplomatique et artistique plus qu’un lieu de vie. À l’intérieur, on trouvait autrefois du mobilier raffiné, des œuvres d’art et des objets décoratifs destinés à émerveiller les visiteurs de marque. Elle incarnait à elle seule le goût européen pour l’exotisme et la fascination pour les cultures lointaines qui marquaient la Belle Époque.

Aujourd’hui encore, même si elle n’est que rarement ouverte au public, la Tour japonaise reste l’un des trésors les plus mystérieux du patrimoine belge. Elle attire les regards, stimule l’imagination et rappelle qu’au détour d’une avenue bruxelloise peut surgir un fragment d’Asie impériale. Monument spectaculaire, caprice royal et chef-d’œuvre architectural, elle prouve que l’histoire de Bruxelles réserve parfois des surprises dignes d’un conte oriental.

Photos  Félicien THIRY

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