La Ligue de l’Enseignement s’oppose aussi à l’augmentation du minerval en Fédération Wallonie-Bruxelles
La Ligue de l’Enseignement s’oppose aussi à l’augmentation du minerval en Fédération Wallonie-Bruxelles
Une atteinte à l’accès pour toutes et tous à l’enseignement supérieur
L’augmentation du minerval, qui atteindra 1 194 euros pour plus de la moitié des étudiant·es, constitue un frein majeur pour l’accès à l’enseignement supérieur. Pour rappel, la réforme introduit quatre statuts (boursier, condition modeste, intermédiaire, plein) et prévoit un tarif réduit à 374 euros pour certains. Des montants qui seront indexés chaque année.
Ce que cela implique pour les jeunes
Derrière ces chiffres se cachent des réalités très concrètes. Pour les familles à revenus moyens, monoparentales ou les étudiant·es finançant seul·es leurs études, cette hausse peut entraîner l’abandon d’un projet d’études.
Elle risque :
D’accroître l’endettement ou la nécessité de multiplier les jobs étudiants.
De décourager les jeunes issu·es de familles modestes et renforcer les inégalités sociales.
D’augmenter la pression psychologique liée à la précarité.
De créer un seuil injuste pénalisant les familles « intermédiaires ».
D’augmenter la pression sur les CPAS.
Jusqu’ici, les droits d’inscription combinaient un minerval fixé par la Fédération Wallonie‑Bruxelles et des frais spécifiques (FABS). Les établissements officiels limitaient ces frais pour favoriser l’accès au supérieur. L’uniformisation du montant du minerval ne permettra plus de développer ces politiques d’inclusion et de démocratisation.
Un mécanisme de rétrocession défavorable à l’enseignement officiel
Le projet impose aux établissements de reverser une partie des montants perçus. Le calcul, basé sur les anciens FABS, avantage les établissements qui demandaient déjà des frais élevés — principalement dans l’enseignement libre — et pénalise l’enseignement officiel, qui devra rétrocéder davantage malgré ses efforts pour maintenir des coûts bas. Ce dispositif nuit à l’attractivité de l’enseignement officiel et fragilise la cohésion du système éducatif.
La Ligue de l’Enseignement dénonce
La mise en danger de la mixité sociale.
L’absence de consultation des étudiant·es et de leurs représentant·es.
Le transfert du poids d’une politique d’austérité vers les jeunes et leurs familles.
La mise en concurrence des réseaux.
Le risque de privatisation de l’accès au supérieur.
Appel
La Ligue demande le retrait immédiat du projet de décret et l’ouverture d’une concertation large incluant étudiant·es, établissements et société civile, afin de garantir un enseignement supérieur réellement accessible à toutes et tous. La photo nous montre Roberto Galluccio, le président de cette association.
– Source : La Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente Asbl à 1000 Bruxelles.
Renseignements : tél. 02/ 511.25.87, info@ligue-enseignement.be
https://ligue-enseignement.be/
- Bruxelles (Ville de Bruxelles)
- https://ligue-enseignement.be/


