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« Lost and food », une expositin d’œuvres de photographes japonais à la Fondation A à Forest

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« Lost and food », une expositin d’œuvres de photographes japonais à la Fondation A à Forest

Du 3 septembre au 20 décembre 2026, l’exposition Lost and Found explore les thèmes de la mémoire, de la catastrophe, de la disparition et du renouveau dans la photographie japonaise à travers un ensemble d’œuvres issues des collections de la Fondation A, enrichi de prêts exceptionnels.

 

Le titre de l’exposition Lost and Found est emprunté au projet mémoriel mené par le photographe japonais Munemasa Takahashi à la suite du tremblement de terre et du tsunami survenus en mars 2011 sur la côte Pacifique de l’archipel. Son installation est constituée d’un monumental assemblage de photographies de familles retrouvées dans les décombres de la ville de Yamamoto, dans la préfecture de Miyagi.

 

Abîmés, marqués ou partiellement effacés par l’eau et la boue, ces clichés racontent le monde d’avant. Ce mur de fantômes ouvre une exposition dédiée à l’ambivalence du pouvoir de l’image, celle d’un monde disparu ou à venir, d’un Japon pris en tenaille entre l’omniprésence de la catastrophe et une vitalité explosive, sans cesse renouvelée.

 

Construite à partir des collections de la Fondation A, et enrichie d’une sélection de travaux, essentiellement de femmes photographes, l’exposition rassemble des artistes qui ont documenté et interrogé les bouleversements de l’histoire contemporaine japonaise.

Plusieurs d’entre eux, tels que Kenji Ishiguro, Ishiuchi Miyako ou Hiromi Tsuchida, explorent les rémanences de la bombe atomique d’Hiroshima.

D’autres, comme Ryūji Miyamoto, Lieko Shiga ou Munemasa Takahashi, se confrontent aux conséquences des catastrophes naturelles du séisme de Kobe en 1995 et du tsunami de mars 2011 qui ont profondément marqué l’archipel.

 

L’exposition met également en lumière un ensemble de séries réalisées dans les années 1970 et 1980, rarement montrées ou récemment retrouvées, qui témoignent d’un certain renouveau. Les photographies de Noriko Shibuya consacrées aux Takenoko-zoku, des groupes de jeunes danseurs qui animaient les rues de Tokyo le dimanche, côtoient les images du festival Nebuta d’Aomori réalisées par Tatsuki Sugimoto. Les expérimentations télévisuelles menées par Masao Mochizuki et par Mutsuko Yoshida dialoguent avec les renouveaux formels portés par Nobuyoshi Araki, Satomi Nihongi, Yutaka Takanashi ou encore Eiko Yamazawa.

 

Une exposition entre deux eaux – « half awake, half asleep in the water » – pour reprendre le titre d’une des séries d’Asako Narahashi présentées ici, où l’artiste, à moitié submergée, nous donne à voir l’instabilité du monde.

 

Artistes

Araki Nobuyoshi, Ishiguro Kenji, Ishiuchi Miyako, Miyamoto Ryūji, Mochizuki Masao, Narahashi Asako, Nihongi Satomi, Shibuya Noriko, Shiga Lieko, Sugimoto Tatsuki, Takahashi Munemasa, Takanashi Yutaka, Tsuchida Hiromi, Yamazawa Eiko, Yoshida Mutsuko

 

Exposition « Lost and Found, Japanese Photography », 03.09 au 20.12.2026 à la Fondation A, Avenue van Volxem 304, 1190 Forest.

Renseignements : https://fondationastichting.com/

Horaires d’ouverture : du jeudi au dimanche de 13h à 18h.

  • Forest
  • https://fondationastichting.com/