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Testament notarié en Belgique : pourquoi de plus en plus de Belges s’y mettent

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De plus en plus de Belges choisissent de préparer leur succession en passant par un notaire. En 2025, plus de 82 000 testaments notariés ont été enregistrés, ce qui représente une hausse d’environ 4 % par rapport à 2024 et près de 20 % par rapport à 2021, selon la Fédération du Notariat (Fednot). Cette augmentation traduit un intérêt croissant pour une gestion claire et sécurisée de l’héritage.

Sur l’ensemble des actes enregistrés dans le Registre central des testaments, les Flamands constituent la majorité avec 57 004 testaments, soit près de 70 % du total. Les francophones apparaissent moins nombreux à formaliser leur succession : la Wallonie a enregistré 20 545 testaments et Bruxelles 4 667. Ces chiffres montrent un écart marqué selon les régions, malgré une tendance générale à la hausse dans tout le pays.

Selon Sylvain Bavier, porte-parole de notaire.be, le recours au testament notarié reste la solution la plus sûre pour déterminer la répartition de ses biens. « Il s’agit de l’instrument juridique qui permet de garder le contrôle sur sa succession, dans le cadre de la loi », souligne-t-il. En Belgique, le conjoint et les enfants ont automatiquement droit à une part de l’héritage, tandis que le reste peut être légué à d’autres personnes ou à des associations. Sans testament, la succession est répartie selon la législation en vigueur. L’an dernier, l’âge moyen des personnes ayant rédigé un testament était de 63 ans, contre 65 ans en 2024, illustrant une légère tendance à anticiper plus tôt la planification successorale.

Fednot rappelle que le testament notarié présente un avantage majeur : il est juridiquement incontestable. « Pour toute personne qui craint qu’un héritier conteste le contenu de son testament, passer par un notaire est la solution la plus sûre », explique la fédération. À l’heure où l’intelligence artificielle est de plus en plus présente dans la vie quotidienne, la fédération met en garde contre son utilisation pour rédiger un testament. « L’IA ne connaît ni les relations familiales, ni l’histoire, ni les sensibilités des personnes concernées. Même si le document semble correct, il pourrait poser problème au moment du décès », avertit Fednot.

En résumé, la tendance à opter pour le testament notarié se confirme en Belgique. Cette pratique offre non seulement une sécurité juridique, mais elle permet aussi à chacun de planifier son héritage de manière claire et personnalisée, tout en réduisant les risques de conflits entre héritiers.