Exposition : Le printemps pour après-demain
Exposition : Le printemps pour après-demain
La Patinoire Royale Bach a le plaisir de présenter Le printemps est pour après-demain, la première exposition de l’artiste français Renaud Auguste-Dormeuil dans la majestueuse nef de la galerie sous le commissariat de Julien Frydman.
L’exposition présente de nouvelles œuvres issues de la série Hope It Was Worth It (2020-) d’Auguste-Dormeuil, dans laquelle l’artiste travaille avec des tapisseries historiques d’Aubusson datant du XVIᵉ au XVIIIᵉ siècle. Cette série prolonge l’engagement poétique de l’artiste autour de notre lien entremêlé au cosmos, de l’éphémère de nos ères, et d’un jeu constant de changement d’échelle, de tragédie, de drame et ponctué par l’observation silencieuse des étoiles.
La série A Golden Work (2025-), quant à elle, est un nouveau projet dans lequel l’artiste intervient sur des copies historiques du journal Le Petit Parisien. Alors que les tapisseries procèdent par ajout — l’artiste y superpose des cartes stellaires — A Golden Work opère par retrait et par absence. En recouvrant d’or certaines parties du journal, l’artiste isole des fragments d’image, déroute le regardeur par cette décontextualisation et joue avec la métamorphose du sens.
Le printemps est pour après-demain présente de nouvelles œuvres issues de la série Hope it was worth it, dans laquelle l’artiste travaille à partir de tapisseries historiques d’Aubusson datant des XVIe au XVIIIe siècles. L’exposition présente de nouvelles œuvres issues de la série Hope It Was Worth It d’Auguste-Dormeuil, dans laquelle l’artiste travaille avec des tapisseries historiques d’Aubusson datant du XVIᵉ au XVIIIᵉ siècle. L’artiste retravaille ces tapisseries en y superposant une carte des étoiles correspondant à la date exacte d’un événement historique, la même que celle de la création de la tapisserie. Parmi les nouvelles œuvres de l’exposition figurent les ciels observés lors du dernier passage de la comète de Halley au-dessus de Lisbonne le 22 juin 1759, de la dernière grande éruption du Mont Fuji en 1707, ou encore du ciel au-dessus de Londres le 29 juin 1613 lors de l’incendie du Globe Theatre pendant la représentation de Henry VIII de Shakespeare. Ces scènes tranquilles, rendues en fil, sont soudain traversées par les échos des grands mouvements de l’Histoire.
Cette série prolonge l’engagement poétique de l’artiste autour de notre lien entremêlé au cosmos, de l’éphémère de nos ères, et d’un jeu constant d’échelles, de tragédie et de drame, ponctué par l’observation silencieuse des étoiles. Une nouvelle sous-série se compose de petites tapisseries dorées évoquant des icônes. Superposant à nouveau étoiles, histoire et tissage historique, l’échelle et la tonalité de ces œuvres cristallisent leur puissance.
La série A Golden Work, quant à elle, est un nouveau projet dans lequel l’artiste intervient sur des copies historiques du journal Le Petit Parisien. Publié au XIXᵉ siècle, ce journal était le dernier à utiliser des dessins avant l’arrivée de la photographie. Les faits divers et brèves d’actualité étaient ainsi illustrés par des artistes qui n’avaient jamais été témoins des scènes représentées : une manière de fabriquer, à partir de moments réels de la vie des individus, des images à la fois fantasmées et imaginaires, et de poursuivre l’exploration par l’artiste de la relation instable entre l’imaginaire et le réel. Alors que les tapisseries procèdent par ajout — l’artiste y superpose des cartes stellaires — A Golden Work opère par retrait et par absence. En recouvrant d’or certaines parties du journal, l’artiste isole des fragments d’image, déroute le regardeur par cette décontextualisation et joue avec la métamorphose du sens.
Une table est présente dans l’exposition, où l’artiste expose les références qui nourrissent son travail : livres, illustrations et photographies, approfondissant notre compréhension des strates cachées dans ces œuvres.
Commissaire | Julien Frydman
Expo « Le printemps est pour après-demain », œuvres de Renaud Auguste-Dormeuil, à la Galerie La Patinoire royale Valérie Bach,
Rue Veydt 15, 1060 Saint-Gilles. Du 19 mars au 25 juillet 2026.
Horaires:
Mardi au vendredi: 11h—19h ; Samedi: 11h—18h. (Fermée les jours fériés). Entrée gratuite.
Renseignements : 02 533 03 90, info@brasseriedelapatinoire.be
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