Au « Musée Horta », jusqu’au 10 Janvier 2027 : « Art nouveau versus Art déco ? 1850 – 1950 : un siècle en 31 sièges »
Jusqu’au dimanche 10 janvier 2027, le « Musée Horta » nous présente son exposition temporaire « Art nouveau versus Art Déco ? 1850–1950 : un siècle en 31 sièges », ces sièges ayant été conçus par de grands architectes et designers, de Victor Horta (1861-1947) & Henry van de Velde (1863-1957) à Le Corbusier (Charles-Édouard Jea
réinventer l’art d’habiter son temps ? Cette exposition nous propose une lecture inédite d’un siècle de transformations du design & de l’architecture dans le monde occidental.
Souvent présentés comme opposés, l’ « Art nouveau » & l’ « Art déco » sont mis, ici, en dialogue, à travers le siège, objet emblématique de l’architecture intérieure, qui devient le fil conducteur du parcours et révèle les continuités entre générations de créateurs. En parallèle, des étudiants en design industriel de l’ « ENSAV-La Cambre » (« École Nationale Supérieure des Arts Visuels ») s’invitent dans la maison -atelier de Victor Horta, en nous présentant leurs créations de prototypes d’assises pour les visiteurs. L’un d’entre eux sera sélectionné pour rejoindre, durablement, le parcours de la visite du « Musée Horta ».
Bois d’acajou, d’érable & textile (Paul Hankar/1893) © « Grand Curtius »/Liège
Le siège est à la fois l’objet le plus ordinaire et l’un des plus complexes à concevoir. Il doit être solide, confortable, fonc
Fauteuil pour le « Cercle anglais » de l’Hôtel de Ville de Prague (Josef Chochol/1910-1911) © « The Museum of Decorative Arts »/Prague © Photo: Gabriel Urbánek
En réunissant 31 sièges exceptionnels, cette exposition est une première, à plus d’un titre, nous proposant une lecture originale de l‘histoire du design, de l’architecture & des arts décoratifs, entre 1850 et 1950. À travers eux, nous comprenons que les styles ne se succèdent jamais de manière linéaire : ils dialoguent, se croisent et se répondent.
À la fin du XIXe siècle, les pionniers de l’ « Art nouveau » rompent avec les modèles hérités du passé. La structure devient visible, les lignes se libèrent, les formes végétales envahissent le mobilier. Moment de transition, dans les années 1910, où les créateurs hésitent entre tradition & innovation.
Puis surgissent les multiples visages de la modernité : géométries raffinées de l’ « Art déco », radicalité du modernisme, fascination pour la machine, démocratisation du mobilier industriel. Enfin, à partir des années 1930, une nouvelle attention au confort, à l’ergonomie & aux formes organiques annonce déjà le design contemporain.
La révolution industrielle transforme profondément le mobilier. Métal tubulaire, bois courbé, contreplaqué moulé : les innovations techniques ouvrent des possibilités inédites et favorisent l’accès du plus grand nombre au design. Face à l’industrialisation, certains créateurs redécouvrent les savoir-faire populaires et l’artisanat. Simplicité, authe
Des fleurs sculptées d’Émile Gallé (1861-1942) aux motifs stylisés de l’ « Art déco« , la nature constitue une source d’inspiration inépuisable. Entre observation et imagination, les créateurs la réinventent sans cesse.
À travers ces pièces parfois spectaculai
Le Japon, le Moyen-Orient, ou encore les traditions occidentales nourrissent de nouvelles expressions artistiques. Les influences circulent et façonnent un langage esthétique de plus en plus international. Au fil du parcours, une évidence s’impose : derrière chaque siège se cache une manière d’habiter le monde.
La présente exposition, de portée internationale, est l’occasion d’inscrire le « Musée Horta » dans un réseau & des relais encore inédits (liste non exhaustive) : « Association Maison blanche », « Musée des Arts décoratifs », à Paris, « Musée d’Orsay », «
*** Restauration du « Musée Horta » :
Bien sûr, tout passage par les N° 23, 25 & 27 de la rue Américaine, devrait nous inciter à (re)découvrir toutes les richesses du « Musée Horta », figurant sur la liste du « patrimoine mondial de l’UNESCO ».
La volonté du musée étant de préserver de manière exemplaire l’intégrité architecturale et artistique d
En novembre 2026, l’ensemble de ce premier programme de restauration devrait être terminé, une seconde étape, en 2029, prévoyant l’ouverture du jardin aux visiteurs et le réaménagement de l’atelier de Victor Horta.
Les façades, côté rue et côté jardin, font l’objet de restaurations approfondies, visant à répondre à des urgences structurelles, liées à l’état des châssis, aux risques d’infiltration et à la corrosion des ferronneries, tout en restituant les teintes, matières & finitions historiques, grâce à des études stratigraphiques et à des techniques traditionnelles.
*** Infos pratiques :
Contacts : 02/
Yves Calbert.
À lire aussi
- A Lille, jusqu’au 11 Octobre : « Trésors de Laine et de Soie. Les tapisseries de Guillaume Werniers & Catherine Ghuys à Lille au XVIIIe siècle »
- Le Bal National 2026, 23e édition et pas une ride !
- Avec Ophélie Fontana, vivez en direct le défilé national sur la RTBF
- Du neuf en perspective pour les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles
- Voitures autonomes en Belgique : Bruxelles bientôt concernée par les Tesla Full Self-Driving



