Bruxelles : les habitants demandent une réforme des règles sur les locations type Airbnb
À Bruxelles, de plus en plus de résidents souhaitent une modification des règles encadrant les locations de courte durée, comme celles proposées via Airbnb. Selon une récente enquête, une majorité d’habitants estime que la réglementation actuelle est trop complexe et doit être adaptée par le nouveau gouvernement régional.
Une réglementation jugée trop compliquée
Actuellement, les propriétaires qui souhaitent louer leur logement occasionnellement doivent respecter plusieurs démarches administratives, notamment l’obtention d’autorisations urbanistiques et de certificats de conformité. Pour de nombreux habitants, ces obligations rendent le système difficile à comprendre et à appliquer.
D’après le sondage, plus d’un Bruxellois sur deux souhaite une simplification des règles afin de permettre une location occasionnelle plus accessible tout en restant encadrée légalement.
Un débat relancé au niveau européen
La question a également pris une dimension européenne. Un avis juridique récent lié à la Cour de justice de l’Union européenne remet en cause certains aspects de la réglementation bruxelloise, pointant un manque de clarté et des procédures jugées disproportionnées.
Cette situation pousse plusieurs acteurs du secteur à demander une révision du cadre légal afin de garantir davantage de transparence et de sécurité juridique pour les particuliers.
Un complément de revenu face au coût de la vie
Pour beaucoup de ménages, la location ponctuelle d’un logement n’est pas considérée comme une activité commerciale, mais plutôt comme un moyen de faire face à l’augmentation du coût de la vie. Les revenus générés servent souvent à couvrir des charges quotidiennes ou des frais liés au logement.
Les données disponibles montrent que la majorité des hôtes louent leur bien seulement quelques semaines par an, confirmant le caractère occasionnel de cette pratique.
Entre attractivité touristique et accès au logement
Les autorités bruxelloises restent toutefois prudentes. Elles craignent qu’une expansion excessive des locations touristiques réduise l’offre de logements pour les habitants et contribue à la hausse des loyers.
L’objectif pour le futur gouvernement régional sera donc de trouver un équilibre entre développement touristique, protection du marché immobilier local et besoins financiers des résidents.
À lire aussi
- Grève de neuf jours chez De Lijn : perturbations majeures en Flandre
- Bruxelles, future capitale européenne de la démocratie ?
- A la “Galerie Saint-Jacques”, à Namur, Photos de Christian Delwiche (1945-2025), jusqu’au 13 Mars
- Les Reines de sang – Rani Lakshmi Bai, la séditieuse Tome 3
- ANIMALE. Roman érotique par CLAIRE VON CORDA

