Mundus Imaginalis, les Visions tissées de Berenike Corcuera, au Centre culturel Zinnema, à Anderlecht, du 20 Février au 23 mar
Au fil des pièces exposées, assemblées à la main & brodées, l’artiste explore ce qu’elle appelle une « conscience imaginative », une forme de logique poétique, proche d’un état quantique de perception. Formes animales & végétales, motifs organiques, paysages oniriques, symboles rituels ou traces de cristallisation de l’eau composent un vocabulaire visuel, où se mêlent divination, intuition & mémoire, ses œuvres semblant vibrer entre présence matérielle & résonance invisible, comme si chaque fibre contenait un fragment d’univers.
Ayant déclaré : « Pour moi, le fait de prendre soin est vraiment la racine de la spiritualité », soulignons quer l’’approche de Berenike Corcuera s’enracine profondément dans ses origines amazoniennes & andines, mais, aussi, dans son parcoursinterculturel. Elle mobilise des techniques artisanales traditionnelles — appliqué textile, broderie, — pour questionner des thèmes contemporains : l’appartenance, l’héritage spirituel, la mémoire transgénérationnelle et la résistance culturelle. Chez elle, la matière n’est jamais neutre : elle est à la fois archive vivante, médium sacré & outil politique. Cette dimension donne à ses œuvres une force méditative rare, nous invitant à contempler, ralentir & ressentir.
Dans cette exposition, l’âme semble envelopper le corps, autant que le tissu enveloppe l’espace. Le lieu spirituel n’est plus un point géographique, mais une expérience intérieure. Ainsi, “Mundus Imaginalis” agit comme une passerelle entre visible et invisible, intime et cosmique, individuel et universel, une proposition artistique qui se vit autant qu’elle se regarde.
Organisation : du vendredi 20 février jusqu’au lundi 23 mars, de 10h à 17h. Entrée libre. Adresse : “Centre culturel Zinema”, rue de Veeweyde, 24, Anderlecht.
Yves Calbert. Photo : © Ivan Put.
À lire aussi
- Vespa : de simple scooter d’après-guerre à star éternelle du style italien
- Le Pavillon Chinois de Laeken : joyau exotique et trésor caché de Bruxelles
- Au “Delta”, à Namur : “Sexisme pépouze”, une exposition choc, sensible et nécessaire, jusqu’au 29 Mars
- « Made In Asia 2026 : Bruxelles s’embrase pour le festival geek ultime ! »
- Ultime Performance, le 21 Février, à 16h, à la “Centrale for contemporary Arts”. Fermeture définitive le 22 Février, à 18h

