À Bruxelles, les Restos du Cœur tirent la sonnette d’alarme : la solidarité s’essouffle
À Bruxelles, les bénévoles des Restos du Cœur multiplient les appels à la solidarité. Dans les allées du Cora Shopping d’Anderlecht, ils interpellent les clients avec un sourire et un message simple : ajouter un produit de plus dans leur panier pour aider ceux qui n’ont presque rien. L’objectif est clair : récolter mille kilos de dons. Mais cette année, la collecte avance plus lentement que prévu.
Sur place, Salima, bénévole pour l’équipe mobile depuis trois ans, observe un changement dans les habitudes. « Les gens veulent aider, mais ils font attention à leur portefeuille », confie-t-elle. L’inflation et le coût de la vie poussent de nombreux ménages à surveiller leurs dépenses, ce qui se ressent directement dans les bacs de collecte.
La situation est d’autant plus difficile que les ressources diminuent. L’Union européenne a récemment supprimé les produits d’hygiène de ses dons, tandis que le gouvernement fédéral a réduit de 44 % le volume de marchandises distribuées. Une baisse importante qui intervient au pire moment : en six ans, le nombre de bénéficiaires a explosé, avec une augmentation de 136 %.
Résultat : les besoins grandissent alors que les stocks diminuent. Pour les bénévoles, chaque paquet de pâtes, chaque boîte de conserve ou chaque produit de première nécessité compte. Sur le terrain, ils continuent donc à sensibiliser les Bruxellois, espérant que les paniers solidaires se rempliront avant la fin de la collecte.
Car derrière les chiffres, il y a des réalités bien concrètes : des familles, des étudiants, des travailleurs précaires et des personnes âgées qui comptent sur cette aide pour boucler leurs fins de mois.
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