Un peu d’espoir pour le site de l’ancienne usine Ferblatil à Tilleur
Un peu d’espoir pour le site de l’ancienne usine Ferblatil à Tilleur
Le site industriel de Ferblatil à Tilleur a changé de mains après être resté longtemps sans repreneur à la suite de la faillite de Liberty Steel. La reprise a été actée au profit de Novatill Park, une société qui regroupe en réalité un consortium privé composé de cinq entrepreneurs originaires de la région liégeoise (Pierre Joly, Luc Defourny, Massimo Nucera, Christophe Pittie, Olivier D’Aout). Cette acquisition met fin à une période d’incertitude pour le site, qui pourrait à terme être reconverti en parc industriel. Le nom Ferblatil remonte à 1952, tandis que les installations actuelles de Tilleur datent de 1962.
L’entreprise a longtemps été un symbole important de la sidérurgie liégeoise, spécialisée dans le laminage à froid et le travail du fer blanc. À son apogée, plus de 300 travailleurs étaient employés sur place. Dans le cadre des restructurations imposées à ArcelorMittal par l’Europe, Ferblatil, comme le site de Flémalle, avait été cédé à Liberty Steel. Il y eut ensuite la faillite de Liberty prononcée en mars dernier. Si ArcelorMittal a repris le site de Flémalle et ses lignes de galvanisation, Ferblatil est resté sans acquéreur pendant plusieurs mois. À l’issue d’un appel d’offres, le tribunal de commerce a finalement retenu la candidature de Novatill Park, et les actes de vente ont été officiellement signés à la période de Noël.
Les nouveaux propriétaires se sont attelés à la reprise en main technique des installations : réseaux électriques, station d’épuration, équipements de sécurité et d’alarme. Cinq personnes travaillent au nettoyage du site qui a déjà meilleure allure.
Objectif 2030 : un taux d’occupation de 80 %, hébergeant une vingtaine de sociétés : PME, petites industries, centres de formation et unités de recherche, générer plusieurs centaines d’emplois directs, plus de nombreux emplois indirects, créer ainsi une communauté professionnelle vivante et dynamique, indiquent les repreneurs dans leur communiqué. Le site totalise 220.000 m², avec un bâtiment géant long d’un kilomètre.
Outre des quantités importantes de ferraille, actuellement déjà en cours de recyclage, le site abrite des machines très spécifiques, encore fonctionnelles, qui ont une valeur sur le marché de l’occasion et pourraient intéresser des entreprises industrielles. Seul le matériel non valorisable sera recyclé comme matière de base.

