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Stérilisation obligatoire des chats à Bruxelles : près de 60 000 félins opérés depuis 2018

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Près de 60 000 chats stérilisés à Bruxelles depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles

Depuis l’instauration de la stérilisation obligatoire des chats en Région de Bruxelles-Capitale en 2018, près de 60 000 félins ont été opérés. Cette mesure, adoptée pour lutter contre la surpopulation féline et réduire le nombre d’abandons, s’inscrit dans une politique plus large de bien-être animal. Les chiffres récents montrent que la réglementation a profondément modifié les pratiques des propriétaires et contribué à une meilleure gestion de la population de chats dans la capitale.

L’année dernière, plusieurs milliers de chats ont encore été stérilisés à Bruxelles, dont un nombre significatif de chatons âgés de moins de six mois. Cette proportion importante de jeunes animaux opérés illustre le respect croissant de la règle imposant la stérilisation précoce. En effet, tout chat né après le 1er janvier 2018 doit être stérilisé avant d’atteindre l’âge de six mois. L’objectif est clair : empêcher les portées non désirées et limiter l’augmentation du nombre de chats errants.

Avant l’introduction de cette obligation, les refuges bruxellois faisaient régulièrement face à une saturation, notamment durant la « saison des chatons », période printanière au cours de laquelle les naissances explosent. De nombreux animaux se retrouvaient abandonnés ou confiés aux associations, faute de propriétaires capables d’assumer des portées imprévues. La stérilisation systématique constitue donc un levier essentiel pour prévenir ces situations et éviter la souffrance animale liée à l’abandon.

La Région a accompagné cette obligation de mesures d’information et de soutien. Plusieurs communes bruxelloises proposent des aides financières afin d’encourager les propriétaires à faire stériliser leur chat. Ces primes communales permettent de réduire le coût de l’intervention vétérinaire, qui peut représenter un frein pour certains ménages. Grâce à ces incitants, la politique régionale se veut à la fois ferme sur le principe et pragmatique dans sa mise en œuvre.

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Le non-respect de l’obligation peut entraîner une amende administrative, dont le montant minimal est fixé à 200 euros. Cette sanction vise avant tout à responsabiliser les détenteurs d’animaux. Les autorités rappellent que posséder un chat implique des devoirs, notamment en matière de santé, d’identification et de contrôle des naissances. La stérilisation ne concerne pas uniquement les chats domestiques vivant en appartement : elle s’applique également aux animaux ayant accès à l’extérieur, susceptibles de se reproduire avec des chats errants.

Depuis mars 2023, une autre mesure est venue renforcer le dispositif : l’enregistrement obligatoire des chats avant l’âge de 12 semaines. Cette obligation d’identification permet de mieux tracer les animaux, de retrouver plus facilement les propriétaires en cas de perte et de lutter contre les abandons anonymes. Couplée à la stérilisation, elle contribue à une gestion plus transparente et structurée de la population féline.

Les données cumulées depuis 2018 témoignent d’un effort constant. Chaque année, plusieurs milliers de chats sont opérés dans la capitale, ce qui porte le total à près de 60 000 interventions depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles. Parmi eux, plus de 12 000 chatons de moins de six mois ont été stérilisés. Cette statistique montre que la prévention est désormais privilégiée par rapport à une intervention tardive.

La variation annuelle du nombre de stérilisations dépend notamment du nombre de chats enregistrés et déclarés dans la région. Une meilleure identification conduit mécaniquement à un suivi plus précis et à une augmentation des interventions déclarées. Les autorités estiment que ces chiffres traduisent une prise de conscience progressive des propriétaires quant à l’importance de la stérilisation pour la santé et le bien-être de leur animal.

Au-delà de la régulation démographique, la stérilisation présente également des avantages médicaux. Elle réduit le risque de certaines maladies, notamment des infections utérines chez les femelles et des cancers liés aux organes reproducteurs. Chez les mâles, elle peut diminuer les comportements agressifs ou territoriaux et limiter le marquage urinaire. Ces bénéfices sanitaires renforcent la pertinence de la politique mise en place.

La Région de Bruxelles-Capitale n’est pas isolée dans cette démarche. D’autres régions du pays ont également instauré des obligations similaires afin de lutter contre la prolifération des chats errants. Cette harmonisation progressive des règles reflète une évolution sociétale : les animaux de compagnie sont de plus en plus considérés comme des êtres sensibles dont la protection relève d’une responsabilité collective.

Si certains propriétaires ont initialement perçu la mesure comme contraignante, les résultats observés depuis 2018 tendent à démontrer son efficacité. La stabilisation du nombre de chats recueillis par les refuges et la diminution des portées non désirées constituent des indicateurs encourageants. La combinaison entre obligation légale, contrôles, aides financières et campagnes d’information semble produire les effets escomptés.

À long terme, les autorités espèrent maintenir cette dynamique afin de garantir un équilibre durable entre la population féline et les capacités d’accueil des structures spécialisées. La stérilisation obligatoire, associée à l’enregistrement systématique, s’impose aujourd’hui comme un pilier central de la politique bruxelloise de bien-être animal.