Bruxelles en baskets : les meilleurs parcours de jogging entre parcs, forêt et centre-ville
Bruxelles en baskets : les plus beaux parcours pour courir au cœur de la capitale
Ville européenne, capitale politique, carrefour culturel… Bruxelles est aussi, et de plus en plus, une ville de joggeurs. Entre parcs majestueux, forêts profondes, étangs paisibles et boulevards urbains, la capitale belge offre une diversité exceptionnelle de parcours pour tous les profils de coureurs. Du débutant en quête d’un 5 km tranquille au marathonien préparant une longue sortie dominicale, chacun peut y trouver son terrain de jeu.
Tour d’horizon des plus beaux parcours pour courir à Bruxelles.
Les grands classiques : courir au cœur des parcs historiques
Impossible d’évoquer le jogging à Bruxelles sans parler du Parc du Cinquantenaire. Avec ses grandes allées rectilignes, ses pelouses ouvertes et son arc monumental en toile de fond, il constitue l’un des spots les plus emblématiques de la ville. Les coureurs y trouvent un terrain relativement plat, idéal pour des séances de rythme ou des fractionnés. Une boucle complète autour du parc et de ses abords permet de construire facilement un parcours de 5 à 8 kilomètres. Le matin, l’ambiance y est studieuse ; en fin de journée, plus détendue.
À quelques kilomètres de là, le Parc de Bruxelles (ou Parc Royal), situé entre le Palais Royal et le Parlement, offre un décor plus classique encore. Moins vaste, il permet néanmoins d’enchaîner les tours pour travailler l’endurance ou effectuer une séance rapide sur sol stabilisé. Courir ici, c’est évoluer dans un écrin de verdure chargé d’histoire, au cœur même de la capitale.
Dans le nord-est de la ville, le Parc Josaphat, à Schaerbeek, est l’un des préférés des habitués. Vallonné, doté d’un étang et de longues allées sinueuses, il propose un parcours d’environ 2,5 kilomètres par boucle. Son relief léger permet de travailler les côtes sans s’engager dans un entraînement trop exigeant. L’ambiance y est conviviale, presque familiale.
Plus confidentiels mais tout aussi agréables, le Parc Léopold, à proximité des institutions européennes, ou encore le Parc Elisabeth à Koekelberg, séduisent par leur tranquillité. Parfaits pour une sortie en douceur ou une récupération active, ils permettent de s’isoler du tumulte urbain.
Le Bois de la Cambre et la Forêt de Soignes : l’appel de la nature
Pour ceux qui recherchent de l’espace et une immersion plus naturelle, direction le sud de Bruxelles. Le Bois de la Cambre constitue une véritable respiration pour les citadins. Avec ses larges allées, son lac central et ses longues lignes droites, il attire quotidiennement des centaines de joggeurs.
Une boucle complète autour du bois offre environ 5 à 6 kilomètres, avec la possibilité de varier les terrains : asphalte, chemins forestiers, sentiers plus techniques. Le week-end, lorsque certaines routes sont fermées à la circulation, l’expérience devient encore plus agréable. Le Bois de la Cambre est également un excellent point de départ pour s’aventurer plus loin.
Car au-delà s’étend la majestueuse Forêt de Soignes, véritable cathédrale végétale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ici, le coureur change de dimension. Les parcours peuvent s’étendre sur 10, 15, voire 20 kilomètres sans jamais quitter les sentiers forestiers. Les longues allées rectilignes bordées de hêtres centenaires offrent un cadre unique pour les sorties longues et le travail d’endurance.
Plusieurs tracés balisés existent, notamment autour d’Auderghem et de Watermael-Boitsfort. Les amateurs de trail y trouvent également des chemins plus techniques, avec dénivelé et terrain irrégulier. En toute saison, la forêt transforme l’expérience : feuillage dense en été, tapis de feuilles en automne, ambiance brumeuse en hiver.
La Promenade Verte : faire le tour de Bruxelles en courant
Moins connue du grand public mais particulièrement appréciée des initiés, la Promenade Verte est un itinéraire circulaire de plus de 60 kilomètres qui entoure la région bruxelloise. Composée de différents tronçons reliant parcs, réserves naturelles et quartiers résidentiels, elle constitue un terrain idéal pour les longues distances.
L’intérêt de la Promenade Verte réside dans sa modularité. On peut choisir une section de 8 à 12 kilomètres, par exemple entre Woluwe-Saint-Pierre et Uccle, ou enchaîner plusieurs segments pour construire une sortie de semi-marathon. Le parcours alterne entre zones boisées, chemins agricoles, petites routes et passages urbains.
Pour un joggeur aguerri, réaliser l’intégralité du tracé représente un défi sportif et symbolique : courir tout autour de la capitale. Pour d’autres, c’est simplement une manière de découvrir Bruxelles autrement, loin des circuits touristiques traditionnels.
Courir le long de l’eau : étangs et canal
L’eau attire naturellement les coureurs en quête de sérénité. Les Étangs d’Ixelles figurent parmi les lieux les plus photogéniques de la ville. Le parcours y est court, mais idéal pour un jogging léger ou une séance technique. En combinant les étangs avec les rues environnantes et l’avenue Louise, il est possible d’allonger la distance jusqu’à 7 ou 8 kilomètres.
Dans un registre différent, le canal de Bruxelles propose un tracé plus linéaire et contemporain. En pleine transformation urbaine, ses quais offrent une longue ligne droite parfaite pour travailler l’allure. L’absence de dénivelé en fait un terrain privilégié pour les séances spécifiques, notamment en préparation de courses officielles.
Plus au nord, le Parc de Laeken et ses abords permettent également de combiner patrimoine (avec vue sur l’Atomium) et espaces dégagés. Le cadre y est plus ouvert, parfois plus exposé au vent, mais l’originalité du décor compense largement.
Parcours urbains : Bruxelles version sightseeing
Pour certains coureurs, le plaisir réside dans la découverte. Bruxelles se prête parfaitement au « sightseeing running ». Un parcours type peut relier le Cinquantenaire, descendre vers le quartier européen, traverser le Parc Léopold, longer le Palais Royal, passer par la Grand-Place et remonter vers le Mont des Arts.
Ce type de circuit, d’environ 8 à 12 kilomètres, permet de combiner sport et patrimoine. Courir tôt le matin offre un avantage indéniable : des rues encore calmes et une lumière exceptionnelle sur les façades historiques.
Ce mélange d’urbain et de vert constitue l’une des forces majeures de Bruxelles. En quelques kilomètres, le joggeur passe d’un cadre monumental à une zone boisée, d’un quartier animé à une allée silencieuse.
Des infrastructures pour progresser
Au-delà des parcours naturels, Bruxelles dispose également de pistes d’athlétisme accessibles au public. Elles permettent un travail plus structuré : intervalles, séries chronométrées, tests de vitesse. Pour les clubs et les coureurs compétitifs, ces infrastructures complètent idéalement les sorties en extérieur.
De nombreux groupes de running se réunissent également chaque semaine dans différents quartiers. Cette dynamique collective contribue à renforcer la culture du jogging dans la capitale.
Une ville adaptée aux quatre saisons
Courir à Bruxelles, c’est aussi composer avec le climat belge. L’hiver peut être humide, mais les nombreux chemins stabilisés et les allées forestières permettent de continuer à s’entraîner sans difficulté majeure. Le printemps et l’automne offrent des conditions idéales, tandis que l’été reste généralement tempéré comparé à d’autres capitales européennes.
La présence importante d’espaces verts permet également de trouver de l’ombre lors des journées plus chaudes.
Bruxelles, capitale européenne… du jogging ?
Si Bruxelles ne rivalise pas encore avec certaines métropoles en matière d’infrastructures exclusivement dédiées à la course à pied, elle dispose d’un atout majeur : sa diversité. Rarement une ville combine autant de parcs historiques, de forêts profondes, de parcours aquatiques et de circuits urbains en si peu d’espace.
Pour le joggeur, la capitale belge devient ainsi un terrain d’exploration permanent. Chaque sortie peut être différente. Chaque quartier révèle une nouvelle perspective.
Courir à Bruxelles, ce n’est pas seulement accumuler des kilomètres. C’est traverser une ville multiple, vivante, contrastée. C’est passer du silence d’une allée forestière au bruissement d’une place animée. C’est transformer la capitale en terrain d’entraînement.
Et finalement, c’est peut-être cela la plus grande richesse de Bruxelles : offrir à chaque coureur la liberté de choisir son propre parcours.

