Le boudin de Liège est repris au registre des indications géographiques protégées (I.G.P.)
Le boudin de Liège est repris au registre des indications géographiques protégées (I.G.P.)
Il rejoint maintenant des spécialités fameuses comme le jambon de Bayonne ou l’emmental de Savoie. La Commission européenne a approuvé hierécemment l’inscription du boudin blanc de Liège au registre des indications géographiques protégées (IGP). Son « plus » Il est fabriqué avec de la marjolaine séchée, cultivée localement, ce qui en fait sa particularité. Cet ingrédient est mélangé à la viande maigre et au gras de porc avant d’être embossé dans des boyaux naturels (morceaux de gras de porc et bouchons).
Une IGP (Indication Géographique Protégée) est un signe européen qui garantit qu’un produit possède une qualité, une réputation ou une autre caractéristique liée à son origine géographique. Pour obtenir ce label, au moins une étape de la production doit avoir lieu dans la zone définie. L’IGP protège ainsi un savoir-faire local et valorise des produits typiques d’un territoire. Elle permet aussi aux consommateurs d’identifier une origine fiable et des méthodes traditionnelles. C’est un outil essentiel pour préserver la diversité des productions régionales en Europe. Reconnues en tant que propriété intellectuelle, les indications géographiques jouent un rôle de plus en plus important dans les négociations commerciales entre l’UE et les autres pays.
Les caractéristiques particulières du boudin blanc de Liège proviennent donc d’exigences de qualité relatives aux feuilles de marjolaine séchée. La marjolaine requiert un soin particulier lors du séchage, de l’effeuillage, du conditionnement et du stockage. Les brins de marjolaine sont étalés sur des claies dans les 24 heures suivant la récolte, à une température maximale de 40°C. Tout traitement par rayonnement ionisant est proscrit, car il altérerait considérablement son arôme et sa saveur. Les brins de marjolaine séchée sont ensuite stockés dans un endroit sec, à l’abri de la lumière directe du soleil. Après effeuillage, seules les feuilles entières sont conservées. Elles sont placées dans un emballage final hermétique et stockées à l’abri de la lumière.
Le savoir-faire nécessaire à la production du boudin blanc de Liège remonte à une époque antérieure au XXe siècle et se transmet de génération en génération parmi les bouchers liégeois, au cours d’un apprentissage ou d’un emploi.
La Belgique compte actuellement 19 indications géographiques protégées, dont le pâté gaumais, la tarte au maton de Grammont (Geraardsbergse mattentaart), le miel wallon ou le saucisson d’Ardenne.

