Deux Journées de l’Europe : pourquoi il existe deux dates en mai (5 et 9 mai) ?
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Le mois de mai réserve une particularité que beaucoup ignorent encore : l’Europe se célèbre à deux reprises. Chaque année, les calendriers mentionnent en effet deux Journées de l’Europe, l’une le 5 mai, l’autre le 9 mai. Pour de nombreux citoyens, cette double commémoration peut sembler étrange. Pourquoi deux dates ? Quelle différence existe-t-il entre elles ? Et surtout, laquelle faut-il vraiment retenir ?
La confusion vient du fait que ces deux journées renvoient à deux institutions différentes, qui jouent chacune un rôle important dans l’histoire du continent européen.
La première date, le 5 mai, est liée au Conseil de l’Europe. Cette organisation internationale a été créée en 1949, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avec l’ambition de renforcer la démocratie, la défense des droits humains et l’État de droit en Europe. Le Conseil de l’Europe ne doit pas être confondu avec l’Union européenne. Il s’agit d’une institution distincte, qui rassemble un nombre plus large de pays européens.
En 1964, le 5 mai est devenu officiellement la première “Journée de l’Europe”. Cette date symbolise avant tout les valeurs fondamentales que les États européens souhaitaient défendre après les conflits du XXe siècle : la paix, la liberté et le respect des droits de chacun. Chaque année, des activités institutionnelles et éducatives sont organisées, notamment à Strasbourg, où se trouve le siège du Conseil de l’Europe.
Mais lorsque l’on parle aujourd’hui de la Journée de l’Europe, c’est généralement au 9 mai que l’on pense. Cette seconde date est liée à la fameuse déclaration Schuman, prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman. Ce discours est considéré comme l’un des actes fondateurs de la construction européenne moderne.
L’idée portée par Robert Schuman était simple mais révolutionnaire pour l’époque : placer la production du charbon et de l’acier sous une autorité commune afin de rendre une nouvelle guerre entre pays européens non seulement impensable, mais matériellement impossible. Cette initiative a conduit à la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, ancêtre direct de l’Union européenne telle qu’on la connaît aujourd’hui.
C’est pourquoi le 9 mai est devenu la date la plus populaire et la plus visible. Dans de nombreux pays membres, cette journée donne lieu à des événements festifs, des rencontres citoyennes, des concerts, des débats et des activités culturelles. À Bruxelles, cœur institutionnel de l’Europe, les institutions européennes ouvrent régulièrement leurs portes au public. Le Parlement européen, la Commission européenne et d’autres organes proposent alors des visites, des animations et des échanges destinés à rapprocher l’Europe de ses citoyens.
Alors, faut-il célébrer le 5 ou le 9 mai ? En réalité, les deux dates ont leur importance, mais elles ne racontent pas la même histoire.
Le 5 mai met en lumière l’Europe des valeurs : les droits humains, la démocratie et la coopération entre États. Le 9 mai, lui, symbolise davantage l’Europe politique et concrète, celle qui a donné naissance à l’intégration européenne et à l’Union telle qu’elle existe aujourd’hui.
Pour le grand public, le 9 mai reste néanmoins la date la plus connue. C’est celle qui rassemble le plus largement, celle qui est associée aux célébrations visibles, aux drapeaux bleus étoilés et aux initiatives ouvertes aux citoyens.
Finalement, ces deux Journées de l’Europe ne sont pas concurrentes. Elles se complètent. L’une rappelle les valeurs qui unissent les Européens, l’autre l’histoire politique qui a permis de construire une paix durable sur le continent. Dans une période où l’Europe est souvent questionnée, ces deux rendez-vous du mois de mai rappellent qu’au-delà des institutions, l’idée européenne reste avant tout un projet commun.
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