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La lutte contre le SIDA mise à mal par des décisions politiques

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La lutte contre le SIDA mise à mal par des décisions politiques

Dans différents pays, la lutte contre le VIH est mise à mal par les décisions politiques des dirigeants, comme c’est le cas aux États-Unis, en Russie ou encore au Sénégal.

 

Depuis la radicalisation de la police migratoire états-unienne ICE, les populations latinos ont déserté les centres de soin et de prévention du VIH. Des citoyen·nes états-unien·nes originaires d’Amérique latine n’osent plus sortir de chez eux·elles, effrayé·es par la violence qu’ICE déploie dans les rues pour atteindre ses quotas d’expulsion. La prise d’un traitement préventif (PrEP) ou antirétroviral contre le VIH est donc retardée, voire carrément interrompue. « Je crains fortement qu’il y ait une forte recrudescence de la transmission », déclare Alex Palacios, spécialiste de la santé communautaire dans la région de Minneapolis.

 

Au Sénégal aussi des patient·es ne se présentent plus dans les centres de soins à cause de la répression policière à l’encontre des personnes homosexuelles. Cette peur d’être pris·e pour un·e homosexuel·le fait suite à la décision du gouvernement d’augmenter les peines de prison pour les actes homosexuels, jugés contre-nature. Tant aux USA qu’au Sénégal, les professionnel·les de la santé tirent la sonnette d’alarme : si les personnes vivant avec le VIH ne prennent plus leur traitement, elles risquent de développer des résistances aux médicaments et de voir leur charge virale augmenter, les rendant ainsi capables d’à nouveau transmettre le virus.

 

En Russie, ce sont les soldats qui se retrouvent en première ligne de l’infection au VIH, avec 40 fois plus de cas de transmission en un an en 2025. Les raisons ? Une institution militaire moins regardante sur le statut sérologique des nouvelles recrues, un manque d’hygiène dans un contexte de guerre, de la prostitution non encadrée sur les champs de bataille, une consommation de drogue par injection en augmentation. Cette problématique s’ajoute à un délaissement structurel de l’état russe pour la question du VIH, avec un sous-financement chronique des associations et ONG de prévention au nom de la lutte contre l’influence des « agents étrangers ».

(Photo : ©2028 Plate-forme Prévention SIDA)

 – Source : Plate-forme Prévention SIDA

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