Les Taxes sur les Voitures Électriques
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Les Taxes sur les Voitures Électriques : Un Défi Mondial à la Croisée des Chemins

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Bientôt de nouvelles taxes sur les voitures électriques ?

La décision controversée de l’Alberta, Canada

Partout dans le monde, les autorités poussent les automobilistes à passer à la voiture électrique. Objectifs : réduire l’empreinte carbone des transports individuels et ainsi atteindre l’ambition d’une société zéro carbone en 2050. Cette politique est celle qui est privilégiée en Chine, en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord.

Et justement, au Canada, la province de l’Alberta vient de lever une nouvelle taxe qui, contre toute attente, ne vise pas les voitures thermiques, mais les modèles électriques. La raison ? Les autorités estiment que les voitures électriques sont plus lourdes – merci du renseignement ! – et qu’elles détériorent davantage le réseau routier. Le ministre des Finances de l’Alberta souhaite dès lors adresser la facture aux utilisateurs de voitures électriques. « Ma préoccupation, c’est de réparer les routes. Je pense que tous les Albertains souhaitent faire leur part », a-t-il déclaré.

Justice ou pigeon ?

À partir de janvier 2025, les automobilistes qui roulent en voiture électrique devront normalement (la loi doit encore être approuvée) s’acquitter de 200 dollars de plus par an, à destination donc du budget d’entretien des routes. La province précise que les véhicules hybrides seront exemptés.

Il faut noter que les possesseurs de voitures à essence paient eux aussi une surtaxe (sur les voitures thermiques en raison de leur pollution), mais ce qui est surprenant, c’est que la nouvelle taxe qui touche les voitures électriques est jusqu’à 45% plus élevée. Il semble donc y avoir une réelle inégalité vis-à-vis des automobilistes. Pour Angie Dean, vice-présidente du Tesla Owners Club of Alberta, cette nouvelle taxation est inacceptable et elle cache surtout les manquements du gouvernement qui n’a pas consacré les budgets nécessaires à l’entretien des routes.

Une raison grotesque ?

On peut se poser la question de la levée d’une telle taxe qui, disons-le tout de go, est totalement grotesque, surtout dans une région qui est quadrillée par les pick-up et les SUV king size non électriques et probablement aussi lourds que les véhicules à batterie, si pas plus dans certains cas. La mesure est en outre d’autant plus ridicule que les voitures électriques ne représentent que 0,26% du parc roulant de la région de l’Alberta. Quoi qu’il en soit, le gouvernement albertain s’attend à percevoir 1 million de dollars grâce à cette nouvelle taxe alors que ses revenus totaux culminent à plus de 73 milliards de dollars. Ridicule (encore).

Pourquoi critiquer cette mesure ? Parce qu’il est nécessaire de s’insurger contre la bêtise et, qui plus est, la malhonnêteté intellectuelle. Mais comme souvent, l’humain refuse l’effort et cherche les raccourcis faciles pour trouver des solutions qui n’en sont pas.

En Belgique aussi

Et la Belgique n’est pas en reste. La preuve avec la future taxe à l’immatriculation prévue en 2025 en Wallonie et qui prendra aussi en considération le poids et qui donc défavorisera aussi les voitures électriques… que le gouvernement cherche à pousser sans incitant financier pour les particuliers. On croit rêver ! Et justement, la justification de la dégradation des routes est ici aussi mise en avant tout comme le fait que les voitures lourdes sont moins favorables à l’environnement. Bonne idée : roulons tous en Mazda MX-5 avec des taxes proches de zéro – voiture légère, puissance raisonnable. Non ?

En réalité, tout cela cache simplement le fait que les voitures électriques prendront le dessus dans les ventes et dans les immatriculations et que de ce fait, il faut préparer l’avenir et tout simplement s’assurer que les automobilistes continueront à cracher au bassinet sur le long terme en alimentant les caisses de l’État. Rien de plus, rien de moins. Et l’idée de la taxe kilométrique à Bruxelles ne raconte finalement rien d’autre. Mais ça, personne n’a le courage de le dire… Pas plus d’ailleurs que d’avouer que les investissements dans le réseau routier ont été plus que négligés depuis des dizaines d’années dans notre pays. Dès qu’il y a des responsabilités à prendre, c’est tout de suite plus compliqué… Quel que soit le continent, c’est finalement toujours la même histoire.

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