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Saint-Gilles Suffoque : Pollution Extrême Met la Santé des Habitants en Danger

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La commune de Saint-Gilles, au sud de Bruxelles, fait face à une pollution atmosphérique alarmante qui menace directement la santé de ses habitants. Selon les dernières mesures de l’association Les chercheurs d’air, la concentration de dioxyde d’azote (NO₂) dépasse largement les limites recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec des niveaux atteignant 28 à 29 µg/m³ annuellement, soit près de trois fois la limite préconisée de 10 µg/m³. Ces chiffres placent Saint-Gilles parmi les zones les plus polluées de la capitale belge, et les conséquences pour la population sont préoccupantes.

La source principale de cette pollution est le trafic routier intense autour de la célèbre Barrière de Saint-Gilles, un carrefour où des milliers de véhicules circulent quotidiennement. Selon Les chercheurs d’air, environ 41 % des émissions de NO₂ proviennent des voitures et camions, faisant de la circulation le facteur dominant de cette crise sanitaire locale. Les habitants, dont beaucoup ne possèdent pas de voiture, se retrouvent exposés quotidiennement à un air toxique, sans bénéficier des avantages de la mobilité motorisée.

Les risques pour la santé sont sérieux et variés. L’exposition prolongée à des niveaux élevés de NO₂ et d’autres polluants atmosphériques est associée à des maladies respiratoires, des problèmes cardiovasculaires, des cancers du poumon, ainsi que des complications pendant la grossesse et des troubles neurologiques. Chaque année, la pollution de l’air entraîne des centaines de décès prématurés en Belgique, et Saint-Gilles illustre parfaitement ce danger invisible mais mortel.

Face à cette situation, plusieurs mesures sont envisagées pour réduire la pollution et protéger les citoyens. La mise en place d’une zone à faibles émissions (LEZ) plus stricte pourrait réduire l’accès des véhicules les plus polluants, tandis que des travaux d’aménagement urbain et de mobilité encourageraient le recours aux transports en commun, à la marche et au vélo. L’augmentation des espaces verts pourrait également contribuer à filtrer certains polluants et améliorer la qualité de vie locale.

Cependant, la mise en œuvre de ces solutions rencontre des obstacles politiques. Certaines initiatives prévues dans le cadre du plan régional Good Move ont été remises en question par le nouveau gouvernement, retardant les améliorations prévues et laissant les habitants exposés à des niveaux de pollution toujours critiques. Cette situation crée une injustice environnementale, car ceux qui ne possèdent pas de voiture subissent le plus les effets nocifs de la circulation urbaine.

En conclusion, Saint-Gilles est aujourd’hui un exemple frappant de l’urgence de la lutte contre la pollution urbaine. Les données récentes montrent que des actions concrètes sont nécessaires pour protéger la santé des habitants, améliorer la qualité de l’air et rendre la ville plus vivable. La question n’est plus seulement environnementale, mais aussi sociale et sanitaire : comment permettre à des citoyens de respirer un air sain dans un environnement dominé par la circulation et les émissions toxiques ?

Pour les habitants, le message est clair : la pollution n’est pas une fatalité. Les décisions politiques et les initiatives locales peuvent transformer Saint-Gilles en un modèle de ville respirable, mais il faut agir maintenant, avant que les conséquences sur la santé deviennent irréversibles.