Bruxelles paralysée : la grève des trains du 26 au 30 janvier 2026 s’annonce historique
La Belgique se prépare à une semaine de perturbations majeures. Du lundi 26 au vendredi 30 janvier 2026, les cheminots belges déclencheront une grève nationale de cinq jours, touchant particulièrement les lignes de la SNCB, mais ayant également des répercussions sur les transports publics urbains et interurbains. Les experts avertissent qu’il s’agit d’un des mouvements sociaux les plus longs et les plus importants dans le secteur ferroviaire belge de ces dernières années.
Organisée par les syndicats principaux du rail — la CGSP‑Cheminots/ACOD‑Spoor et l’ACV‑Transcom — cette grève répond à des revendications liées aux conditions de travail, à la sécurité du personnel et aux mesures salariales jugées insuffisantes. Selon les syndicats, il est essentiel de garantir des conditions de travail dignes et un service ferroviaire sûr, au risque de voir le système de transport national se fragiliser encore davantage.
Pour les voyageurs, cette semaine s’annonce exceptionnellement compliquée. La SNCB prévoit une réduction massive du nombre de trains, avec des horaires fortement modifiés et des services alternatifs limités. Les autorités recommandent aux usagers de préparer leurs déplacements à l’avance, de privilégier le télétravail lorsque c’est possible et de consulter régulièrement les sites officiels de la SNCB et des transports publics locaux.
Impact sur les transports et la vie quotidienne
La grève aura un impact direct sur la mobilité à travers tout le pays, mais plus particulièrement dans et autour de Bruxelles, où trains, métros, trams et bus subiront de fortes perturbations. Les lignes régionales et nationales connaîtront des annulations de trains et des retards importants, affectant non seulement les navetteurs mais aussi les voyageurs de longue distance.
Les transports urbains — STIB à Bruxelles, TEC en Wallonie et De Lijn en Flandre — pourraient également voir des ajustements d’horaires et des services limités, en fonction de la participation des syndicats locaux. Pour les navetteurs quotidiens, cela pourrait signifier des trajets plus longs, des correspondances manquées et une adaptation quotidienne des horaires.
Au-delà des transports, certains secteurs publics pourraient être touchés. Écoles, administrations et services municipaux pourraient voir une présence réduite ou des fermetures ponctuelles. Dans ce contexte, il est fortement conseillé aux citoyens de vérifier les informations officielles avant tout déplacement ou rendez-vous administratif.
La grève risque aussi d’affecter le secteur économique et commercial, notamment les entreprises dépendant de la logistique ferroviaire pour le transport de marchandises. Les commerçants et fournisseurs pourraient être confrontés à des retards de livraison et des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement, amplifiant les conséquences de cette semaine de mobilisation.
Les revendications des syndicats et les réactions
Selon les syndicats, cette grève historique n’est pas seulement un geste de protestation, mais un signal fort aux autorités et à la direction de la SNCB. Les revendications principales portent sur l’amélioration des conditions de travail, la sécurité des employés et une revalorisation salariale jugée nécessaire après plusieurs années de négociations infructueuses.
Les syndicats ont également souligné que la grève vise à protéger le service public ferroviaire, en rappelant que des conditions de travail difficiles peuvent affecter directement la qualité du service pour les usagers. Dans ce contexte, la mobilisation s’inscrit dans une démarche de long terme pour assurer la durabilité et la sécurité du transport ferroviaire en Belgique.
Du côté des autorités et de la SNCB, les réactions restent prudentes. Si certains responsables affirment comprendre les revendications, ils mettent en garde contre les conséquences importantes pour les voyageurs et l’économie, notamment en période de forte activité économique et scolaire. Les autorités locales à Bruxelles et en Wallonie recommandent de planifier ses déplacements, d’utiliser des alternatives et de rester informé sur l’évolution de la situation.
Les citoyens sont donc confrontés à une semaine où la patience et la planification seront essentielles. Les mesures prises par les syndicats, combinées à l’absence d’une solution rapide aux négociations, laissent présager une mobilisation suivie et intense, marquant durablement le début de l’année 2026 dans le secteur ferroviaire belge.
Conclusion
La semaine du 26 au 30 janvier 2026 s’annonce comme un tournant dans la lutte pour les droits des cheminots en Belgique. Avec des impacts directs sur les trains, les transports publics et la vie quotidienne des citoyens, il est impératif pour chacun de préparer ses déplacements, vérifier les informations officielles et envisager des alternatives.
Cette grève, historique par sa durée et sa portée, souligne la fragilité du système ferroviaire face aux tensions sociales et rappelle l’importance de trouver un équilibre entre droits des travailleurs et besoins des usagers. Pour Bruxelles et l’ensemble du pays, la fin janvier 2026 restera gravée comme une semaine où la mobilité et le quotidien ont été profondément perturbés, mettant en lumière la force et la détermination des syndicats du rail.

